[Analyse] 2017, ou la fabrique du consentement néolibéral francais

Ou comment le ticket Juppé/Macron va couper court à tout débat, bien aidé par le FN dans le rôle d'épouvantail.

Voici 40 ans que la France se refuse à glisser complètement dans le tournant libéral initié à la fin des années 70 lors des élections successives de Reagan et de Thatcher. Malgré le tournant de la rigueur de 1983 et l’entrée dans l’Euro, avec ce que cela implique d’alignement sur les politiques libérales anglo-saxonne, et l’ordolibéralisme monétaire allemand, la France est restée, bon an mal an, attachée à son modèle d’équilibre entre compétitivité économique et générosité sociale.

Il semble pourtant que l’on arrive bientôt à l’épilogue de cette lutte annonçant la mise au pas du modèle français et son alignement sur un modèle TAFTA-compatible. Et toutes les ficelles auront été bonnes pour rallier les français à la cause.

Attali est présenté de manière toujours aussi incompréhensible comme un champion en matière de politique économique. Ce malgré le constat qu’il s’est toujours trompé dans ses analyses et prédictions depuis 30 ans, comme lors de ce débat délicieux sur l’euro datant de 1996 annoncant gloire et propriété. Il semble néanmoins sur le point de faire accepter son programme néolibéral.

En se présentant devant les français? Diantre non! Pourquoi prendre le risque d’étaler 30 ans d’incompétence, et de se retrouver en difficulté dans un débat de fond alors qu’il suffit d’en passer par un proxy inattaquable incarnant la jeunesse, le changement et la modernité?

Coucou, c'est moi!
Coucou, personne ne me connaît, mais dans 2 ans, je serai président…

D’autant plus lorsque l’on dispose d’un tel lapin dans son escarcelle! Reste à bien préparer son coup. Un passage dans l’ombre des arcanes en tant que conseiller économique du président Hollande pour se chauffer un peu, et hop, voila le jeune padawan d’Attali propulsé sous les feux de la rampe du grand cirque médiatico-politique. Cela ne change pas grand chose sur le fond : il continue de pousser les lois économiques soufflées par son mentor dans l’ombre. Mais sur la forme, ça change tout. Et ça laisse 2 ans aux médias pour en faire leur chouchou, leur petite mascotte, jusqu’à lui permettre d’incarner « l’homme providentiel », cette chance pour la France qu’elle a tant attendu.

L’ascenseur social(iste) pour les Nuls

Il est intéressant de noter que jusqu’à fin 2015, c’était Juppé le champion annoncé de l’élection de 2017, celui qui allait convaincre les électeurs de « gauche » de voter à « droite » (pour faire barrage au fascisme). Même les journaux branchés de « gauche » lui avait donné leur bénédiction. Mais quelques signes de défiance face a la narrative mondialiste ont peu être grippés un peu la machine à consentement envers celui qui se réclamait quand même (officiellement) du gaullisme.

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Juppé en 2011 « L’intervention française en Libye est un investissement sur l’avenir » , en 2016 « Oui, c’est un fiasco et un chaos » – Bah alors, t’as plus envie d’être président Alain?

Aucune inquiétude là-dessus coté Macron, c’est certain. Si pour le Général, perdre un référendum exigeait la démission, Emmanuel considère que passer par l’élection est « un cursus d’un ancien temps ». Enfin, à la limite, pourquoi pas mais à la condition d’en exclure tout risque de défaite, lors de chacun des deux tours.

L’hypothèse du ticket Juppé/Macron, soit pile je gagne, face tu perds

Si la victoire au second tour semble quasi certaine, grâce au rôle neutralisant joué par le Front National dans le paysage politique (pour rappel : Le FN, bras armé de l’Unipartisme), reste la victoire lors du premier tour.

Grâce au FN, il n’y a pas besoin d’être de gauche pour être le candidat de « gauche ». C’est tout l’intérêt de l’opération. Passé donc cet obstacle de crédibilité, reste maintenant à se forger une image de « présidentiable ». Et c’est là qu’intervient l’arme de construction massive de cette fabrique de consentement rien de plus « Chomskyenne » : l’arme médiatique.

Impossible d’avoir échappé à la déferlante depuis 1 an. Et il ne s’agit pas d’analyser le flop monumental du CICE, mesure emblématique élaborée par Macron, lorsqu’il n’était encore que ministre officieux de Bercy. Non. Il s’agit de parler de sa jeunesse, son insouciance, voire sa destinée… Bref, écrire l’aventure du petit Manu dont vous êtes les héros malgré vous. Une alliance Juppé/Macron n’est d’ailleurs pas à exclure, dès le premier tour de 2017, ce qui permettrait de mettre tout le monde d’accord et de couper court à tout suspense. Vu les cris d’amour de la « droite » pour le jeune banquier d’affaire (Raffarin : je suis d’accord avec 99.9999% de ce qu’il dit), et la complaisance d’une large partie de la « gauche » pour leur ancien ennemi juré de 95, l’hypothèse offre une martingale électorale implacable.

El Blanco vs. El Banco

Reste à incarner la légitimité de cette candidature à gauche. Hollande, plombé par un bilan en tous points catastrophique, s’enfonce de plus en plus, remaniement après remaniement, dans les vieilles ficelles grotesques de roublard de la politique. Valls, neutralisé par Hollande après l’humiliant et rocambolesque épisode forcé sur la déchéance de nationalité (il était contre dès le départ), s’est vu contraint de lui prêter allégeance, doublé à sa droite par l’ambitieux Manu. En même temps, il faut bien reconnaitre que dans cette lutte opposant Manu El Blanco à Manu El Banco, le premier cité ne fait pas le poids intellectuellement auprès des élites Attalo-mondialistes.

Voici donc un échantillon représentatif de la déferlante médiatique en vue de légitimer la candidature du proxy désigné à la néolibéralisation intégrale de la France souhaitée par Attali, l’homme qui est à l’économie ce que BHL est à la géopolitique : un oiseau de mauvaise augure…

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Plus c'est gros...
Plus c’est gros…

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Fabrication « Peuple de Droite, il est des Nôtres »

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8580621-macron-une-express_5560459

5269423_131115-mag-par-001-ret_545x460_autocropEt dans la série : Vous voterez Macron au deuxieme tour

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[Analyse] Le mondialisme est-il pire que le colonialisme?

Le racialisme ethnique hier. Le racialisme économique aujourd'hui. Deux idéologies au service du même objectif : la légitimation des rapports de domination.

Le Mondialisme est au 21eme siècle ce que fut le Colonialisme au 20eme siècle. Soit une idéologie soutenue par des élites politiques, industrielles et financières  anglo-saxonnes (ou sous influence anglo-saxonne) au nom d’une vision judéo-protestante alliant messianisme, et impérialisme militaire avec comme horizon l’extension maximale du domaine de la marchandisation des échanges (au sens le plus large du terme).

Dans les deux cas, ces phénomènes sont à bien différencier de la Mondialisation, phénomène géographique et économique naturel de globalisation des échanges entre humains. Dans le cas du Mondialisme et du Colonialisme, nous avons affaire à une idéologie soutenant moralement des rapports de domination, ou dit autrement, à la vision d’une oligarchie cherchant à légitimer ses visées impériales.

Dans le cas du colonialisme, c’est une vision éthnico-raciale qui justifiait la prise de contrôle, par les sociétés de « race supérieure », sur les sociétés dites de « race inférieure ». Comme théorisé et énoncé à l’assemblée nationale en France par Jules Ferry devant les députés le 28 Juillet 1885, « les races supérieures ont un droit sur les races inférieures ».

Voici certains des arguments prononcés ce jour là par Jules Ferry:

  • « Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. Ces devoirs ont souvent été méconnus dans l’histoire des siècles précédents, et certainement quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l’esclavage dans l’Amérique centrale, ils n’accomplissaient pas leur devoir d’hommes de race supérieure. Mais de nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation. »
  • « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. »
  • « Mais il y a une autre forme de colonisation, c’est celle qui s’adapte aux peuples qui ont, ou bien un excédent de capitaux, ou bien un excédent de produits. Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux. Dans la crise que traversent toutes les industries européennes, la fondation d’une colonie, c’est la création d’un débouché. »
  • « La première forme de la colonisation, c’est celle qui offre un asile et du travail au surcroît de population des pays pauvres ou de ceux qui renferment une population exubérante. »

Largement méconnue de nos jours, cette justification idéologique de l’épopée coloniale semble résonner aux sons des cloches mondialistes que l’on entend à longueur de journée de la bouche de nos élites contemporaines.

Du racisme ethnique au racisme économique

Sauf qu’à la différence du colonialisme, l’idéologie du mondialisme trouve son essence dans un racialisme économique, plutôt qu’ethnique. En effet, l’homo-economicus étant indifférencié par l’équivalence, à terme, de son potentiel de production/consommation, la différence se fait maintenant sur le terrain de la « racialisation » économique des différents territoires. C’est sur la base de cette ontologisation économique des sociétés que l’on fait partie des races supérieures, ou des races inférieures.

Ainsi, la race économique d’un pays se caractérise en regard de son niveau d’intégration au système capitaliste libéralisé. Ce aussi bien en termes de production que de consommation. Dans le mondialisme, on est donc de « race inférieure » si le système économique et social dans lequel on évolue ne correspond pas à l’alpha et l’omega des normes libérales occidentales : appareil productif privatisé, services ouvert à la concurrence (y compris la santé, les transports, et l’éducation), normes sociales pompeusement alignées sur les « Droits de l’Homme » à l’occidentale (assimilable en fait au Droits du Marché : celui de s’exprimer partout, et sur tout).

Et c’est ainsi qu’au nom de ces grands principes mondialistes, les guerres néocoloniales s’enchaînent depuis 30 ans, provoquant la mort de millions de civils, la destruction parfois partielle ou totale d’Etats non-alignés (Yougoslavie, Irak, Libye, Ukraine etc…), ou tout simplement plonge les pays dans des dépressions économiques et sociales (Grèce, Portugal etc…).

La légitimité de l’épopée colonialiste finit par s’évaporer sous le poids des contradictions de l’idéologie qui la soutenait. Il convient de même d’envisager le stade à partir duquel l’idéologie qui lui a succédé apparaîtra de la même manière tout aussi absurde. Et de se poser la question de savoir si une nouvelle idéologie poursuivant les mêmes objectifs de légitimation de rapports de domination à l’échelle mondiale en prendra la succession.

Conseils de lecture pour approfondir

  • Jean Claude MICHEA

Impasse Adam Smith : Brèves remarques sur l’impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche

  • Luca GALLESI

Il était une fois l’économie

  • Steve KEEN

L’imposture économique

Bibliographie complète ici

[Reprise] – Pourquoi l’Euro va collapser, par Martin Armstrong

Reprise d'un article de M. Armstrong, traduit librement pour Puissants & Misérables. Si les opinions de M. Armstrong peuvent apparaître très libérales, sa dénonciation de la corruption de nos gouvernements, ainsi que du Système global, force le respect. A chacun de se faire son opinion...

Le 27 Janvier 2016

D’un coté, Yanis Varoufakis est un économiste de gauche (ndrl : M.Armstrong est un libéral au sens français du terme), néanmoins, il perçoit bien la réalité concernant la dette et la façon avec laquelle la Grèce ne peut pas s’en sortir. Je suis en accord avec la majorité de ce qu’il dit en ce qui concerne le principe générale, ainsi que sur la crise. Là ou je suis en désaccord, c’est sur son analyse disant que le capitalisme va « dévorer » la démocratie. Je pense qu’il n’a pas porté assez d’attention au fait que nous n’avons pas de démocratie – juste une république – et que dans ce contexte, sa perspective de voir le capitalisme « dévorer » la démocratie a besoin d’être qualifiée.

La vérité c’est que toutes les REPUBLIQUES sont dévorées par l’argent, soit la corruption; ainsi le processus actuel est que toutes les REPUBLIQUES dégénèrent en OLIGARCHIES. Cette différence mise à part, ce qu’il décrit dans son entretien avec Bloomberg est absolument correct.

Source de l’article ici : http://www.armstrongeconomics.com/archives/42635

[Reprise] – Les français sur le point d’abandonner TOUS leurs droits?, par Martin Armstrong

Reprise d'un article de M. Armstrong, traduit librement pour Puissants & Misérables. Si les opinions de M. Armstrong peuvent apparaître très libérales, sa dénonciation de la corruption de nos gouvernements, ainsi que du Système global, est sans précieuse. A chacun de se faire son opinion...

Le 7 Décembre 2015

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Le journal Le Monde a retranscrit des documents interne montrant à quel point le gouvernement de Hollande souhaite repousser la Constitution. Profitant de l’Etat d’Urgence, Hollande souhaite permettre « les fouilles de véhicules et de bagages sans le consentement des individus, les vérifications d’identité sans que les forces de l’ordre aient besoin de justifier de circonstance spécifique » […].

Cela va d’ailleurs encore plus loin. Hollande souhaite par exemple permettre les relevés d’ADN ou d’empreintes même sans accord préalable. Et encore pire, il veut « interdire les connexions Wifi gratuites et partagées » durant l’Etat d’Urgence, ainsi que le retrait « des connexions Wifi publiques sous peine de sanctions pénales«  à raison de la difficulté à identifier les personnes ainsi connectées.

En déclarant la guerre au TERRORISME, on ne fait pas face à une armée, ou un pays. Cela devient donc une guerre qui ne peut jamais se finir. On n’a donc plus besoin d’une armée d’invasion pour détruire la culture occidentale.  Nos politiciens le feront pour nous.

Source (et suite de l’article) : http://www.armstrongeconomics.com/archives/40175

[Analyse] Écologie vs. Libéralisme, ou la question du paradigme économique

Churchill avait coutume de dire (selon la légende) que le meilleur argument contre la démocratie était une discussion de cinq minutes avec l’électeur moyen. Dans la même veine, l’un des meilleurs arguments contre le capitalisme libéral est probablement une discussion avec un économiste « Friedmanien » (ce qui de nos jours fleurte avec le pléonasme). Ce dernier finira forcement en dernier recours, pour peu que vous grattiez bien, par sortir l’argument ultime qui fait office de postulat de base à toute sa conception du monde : « more stuff is good », soit la défense inconditionnelle du toujours plus. A cet effet, la maximisation de la quantité de choses produites, en tant que but suffisant en soi, est à même de justifier le prix payé par la population mondiale à sa mise en œuvre (guerres, violence sociale, déracinement etc…).

Qualitatif vs. Quantitatif

Prenons comme hypothèse – généralement acceptée – que l’évaluation de la production est totalement mesurable selon deux axes : le quantitatif et le qualitatif. L’argument quantitatif est le seul posé comme hypothèse de base nécessaire à la justification du libéralisme par ses tenants. L’argument qualitatif est au mieux un complément subsidiaire – quand il n’est pas au final un obstacle (e.g. obsolescence programmée).

La critique de l’axiome quantitatif, soit le « more stuff is (always) good », est donc la seule valable afin de procéder à toute critique radicale pertinente du capitalisme libéral intégral comme horizon indépassable de nos structures politico-economiques (et donc sociales). En effet, si celui-ci est accepté comme suffisant, tout ce qui en découle (l’idéologie mondialo-libérale) est cohérent. Par ailleurs, critiquer les effets du libéralisme, sans critiquer la cause relèverait de l’impertinence dialectique chère aux agitateurs et opposants stériles si utiles au système.

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[Analyse] F. Hollande, ou la matérialisation de l’ère post démocratique

Établis depuis environ 120 ans au travers de l’Europe (entre autres), les régimes démocratiques « modernes » reposent sur le recours régulier aux élections des dirigeants par le peuple. Loin d’être parfaits, en raison notamment des différents modes de scrutin utilisés et des différents types de régimes retenus suivant les pays, ces régimes démocratiques ont toutefois réussi à acquérir leurs lettres de noblesse, jusqu’à faire office d’incontestable « moins pire des solutions » dans l’imaginaire commun. Dans le même temps, l’aventure démocratique populaire s’est accompagnée d’un formidable développement dans le domaine de l’information et des avancées technologiques (impressions, transports, télécommunications), venant répondre aux besoins manifestes d’informer l’électeur. C’est ainsi qu’émergea un nouveau secteur économique, la Presse, dont la montée en puissance politico-financière, n’aura d’égale que celle de son influence sur l’électeur.

Montesquieu 2.0

De nouvelles avancées techniques, avec notamment le bond technologique qu’a pu constituer l’adoption massive d’Internet, et peut-être aussi un certain sens de l’Histoire, dirons-nous, ont permis à la Presse de développer son influence sur l’électeur à un point tel qu’elle a incontestablement endossé le costume de 4eme Pouvoir (en plus des traditionnels Pouvoirs Judiciaire, Législatif et Exécutif). En effet, l’Information permet dorénavant de rendre compte instantanément de tout ce qui se passe, influence le choix de l’électeur, et donc participe à la bonne marche de la démocratie. Face au risque d’une prise de contrôle par l’un des trois Pouvoirs traditionnels qui mettrait en péril l’équilibre démocratique, son indépendance et sa prise en considération en tant que Pouvoir à part entière s’avère nécessaire et indispensable.

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[Analyse] L. Fabius, ou le visionnaire qui murmurait à l’oreille des nazis

Ça y est, enfin! Les voila, les tant attendues Vacances d’Eté de nos chers ministres! Quoi? Comment? Déjà? Ce dit notre Lolo (inter)national? A moins que cela ne soit plutôt un « Enfin », « Ouf »…? Car bon, c’est qu’il est chaud là le Lolo, et on ne sait pas très bien si sa descente d’organe vis à vis d’Israël, dont les actes héroïques de défense face à l’oppression Palestinienne furent qualifiés de « carnages » et de « massacres » (quand même!), relevaient plus de l’acte de bravoure politique emplissant le cœur de fierté, ou de la remontrance contrainte et forcée dont on espère que la douceur de l’été ne laissera aucune trace à la rentrée venue…

 

C’est qu’il en a eu des choses à faire et (surtout) à dire le Lolo cette année! C’est ça la magie du quai d’Orsay, on fait plein de découvertes, on va passer du temps dans des endroits jusque là inconnus. Et résultat, on se fait plein de nouveaux « potos »!

 

C’est un peu ce qui s’est passé pour lui en Ukraine notamment. Il s’est fait des nouveaux « potos », car l’UE (donc la France) a décidé que l’Ukraine devait dorénavant être un « partenaire stratégique ». Passons sur le Coup d’État Révolutionnaire de Kiev (terme synthétisant les différents points de vue sur la question), Lolo fut réquisitionné afin d’aller légitimer saluer les membres de ce nouveau gouvernement, dont certains sont visiblement devenus ses nouveaux « potos » (Svabodo qu’ils s’appellent). Et comme souvent avec eux, ben on aime bien les défendre quand des gens disent qu’ils sont méchants. Et encore plus quand des gens disent qu’ils sont vraiment vilains, du genre qui défendent depuis 20 ans l’idée qu’ils sont une race blanche supérieure, et qu’il faut anéantir les races inférieures qui souillent les terres de la Sainte Ukraine, à savoir les Juifs (pas cool pour Lolo mais on lui a pas dit visiblement) et surtout tout ce qui ressemble de près ou de loin à un « russe » (soit pour eux un bâtard slavo-asio-mongol mangeur d’enfant). Bref, qu’ils sont des nazis en somme (en même temps, c’est pas tous les jours qu’on en voit des vrais) sachant qu’il n’est pas courant de voir de telles personnes occuper des places de députés en Europe depuis 1933…

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